Nastassja Rico et Noé Béal
Perpète les Oies
Une colonie d’oies sauvages menace la tranquillité de Sainte-Marie-sur-Ouche
Élie a grandi à Sainte-Marie-sur-Ouche. Lorsqu’il convie Nas et Noé à y passer le week-end, ces derniers découvrent l’existence d’une lettre adressés à tous.tes les habitant.es du village. Le courrier révèle qu’une menace pèse sur la colonie d’oies sauvages, véritable symbole de Sainte-Marie. Curieux-euses d’en savoir plus, Noé et Nas questionnent Chantal, élue au conseil municipal.
Production : Comme un Lundi asbl
Réalisation : Nastassja Rico et Noé Béal
Montage : Roxane Brunet
Mixage : Bastien Hidalgo Ruiz
Musique : Nola Sound (Virgile Guillaud et Simon Djurado)
Graphisme : Dali la Gasse
Avec la participation des habitant-es de Sainte-Marie-sur-Ouche : Zoé, Laura, Emma, Jade, Gérald, Marie-Laure, Elie, Gilles, Sophie, Chantal, Fabi, Corinne, Jean-Louis, Didier, les habitué.es du Point Bar, Amélie et Dominique.
Accompagné-es parl’Atelier de Création Sonore et Radiophonique
Soutenu-es par la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Fond d’Aide à la Création Sonore
À travers l’histoire de Sainte-Marie-sur-Ouche et de ses oies, les réalisateur.ices explorent les dynamiques invisibles d’un village et les tensions sous-jacentes qui le divisent. Derrière un fait divers, à première vue trivial, se cachent des enjeux bien plus complexes.
Les réalisateur-ices s’interrogent sur la manière de rendre compte d’un territoire, non seulement à travers son histoire, mais aussi à travers les relations humaines qu’il façonne. Comment capter l’identité d’un lieu, faite de coutumes partagées, d’anciennes rivalités et de souvenirs collectifs ? Iels cherchent à rendre compte de la subtilité des non-dits, des conflits intergénérationnels et de la manière dont une petite communauté négocie son rapport au changement. Au-delà de la simple coexistence entre villageois-es, cette série explore le territoire comme le reflet d’identités multiples et de luttes silencieuses.
Les réalisateur-ices abordent également le phénomène de la désertification des villages et ses conséquences sur la vie sociale. En mettant en lumière la fermeture progressive des commerces et des lieux de rencontre, iels soulignent l’importance de ces espaces comme vecteurs d’échanges et de discussions au sein des communautés rurales. Iels montrent comment l’érosion des lieux de rencontre contribue à fragiliser le tissu social et à isoler les individus face à la fermeture de ces endroits essentiels à la vie collective.
Issus du secteur de l’éducation permanente, les réalisateur-ices placent l’accessibilité et la libération de la parole au cœur de leur démarche. En choisissant un format de série à épisodes courts, iels s’inscrivent dans une approche inclusive qui permet d’étendre l’écoute à un public large et diversifié.